La réforme des aides à l'emploi entre en vigueur le 1er juillet

A quelques 50 jours de l’entrée en vigueur de la réforme des aides à l’emploi en Wallonie, la Ministre Eliane TILLIEUX a tenu à présenter l’ensemble du dispositif et dévoiler les nouveaux noms donnés à certaines aides.

Cette réforme vise à réduire la quarantaine d'incitants financiers - dont le nombre et la complexité pouvaient rebuter les employeurs et les demandeurs d'emploi - à une dizaine, le tout, et c’est important, en garantissant de préserver intégralement l'enveloppe budgétaire globale et, surtout, l’emploi.

Ce résultat est par ailleurs le fruit d’un intense travail de fond réalisé en concertation entre le Gouvernement wallon et les partenaires sociaux, déjouant à cet égard tous les pronostics et démontrant que la concertation sociale wallonne est arrivée à maturité.

« Je laisse les grands mots aux autres, moi j’avance »

Le 1er juillet, le marché de l’emploi wallon ne va pas connaître de révolution (« Je laisse les grands mots aux autres, moi j’avance », précise la Ministre) mais c’est clairement un changement important qui va être opéré au bénéfice des Wallonnes, des Wallons et de la Wallonie.

C’est une nouvelle dynamique qui s’enclenche. Raison pour laquelle, Eliane TILLIEUX a pour l’occasion repris le symbole de la roue autour de laquelle sont représentées les cinq principales aides de demain.

Ces cinq aides sont rebaptisées "impulsions".

Trois visent les publics-cibles suivants en fonction de leur âge ou de leur durée d’inactivité :

  • les moins de 25 ans (Impulsion – 25 ans),
  • les demandeurs d'emploi de longue durée (plus de 12 mois –
    Impulsion 12 mois +),
  • les demandeurs d'emploi ou travailleurs de plus de 55 ans (Impulsion 55 ans +).

Une quatrième, Impulsion Insertion, constitue la nouveauté de la réforme : le contrat d’insertion voulu par le Gouvernement wallon visera à offrir une première vraie expérience professionnelle d’un an à chaque jeune qui, 18 mois après la sortie de l’école et malgré sa détermination (recherche active d’emploi, stage, formation…), présente des difficultés à s’insérer sur le marché du travail.

Dans ce cadre, le jeune bénéficiera également d’un accompagnement pendant la durée de son contrat de travail. Le soutien prend la forme d’une allocation de 700€ par mois, l’employeur versant le solde du salaire.

Ce contrat concernera tous les secteurs.

La 5e nouvelle aide, qui s’intitulera Impulsion W, visera la création de postes de travail.  Les emplois ainsi créés, grâce à cette prime régionale, répondront à des besoins prioritaires fixés par le Gouvernement.

L’Impulsion W sera majorée en fonction de la durée d'inoccupation, de l'âge et du niveau de qualification. Son entrée en vigueur est attendue pour 2018.

Un calculateur en ligne pour rendre le dispositif lisible et efficace

Parce que cette réforme se veut avant tout lisible et efficace, un calculateur en ligne permettra :

  • au demandeur d'emploi, via le site du FOREM, de vérifier en quelques clics s'il répond aux conditions pour bénéficier des nouvelles aides à l'emploi ;
  • et à l'employeur d’obtenir, à tout moment, les informations utiles quant à la situation du demandeur d'emploi qu’il souhaite engager ou d'un de ses employés qui en bénéficie.

Concrètement, ces cinq « impulsions » remplaceront à terme les aides PTP, stages de transition, travailleurs âgés, Activa et Activa Start, jeunes peu qualifiés, complément de reprise et travailleurs licenciés par restructuration. « Tous ces dispositifs font toutefois l'objet d'un régime d'extinction qui garantit les droits acquis », assure Eliane Tillieux, qui entame une série de déplacements pour informer et rassurer les acteurs de terrain.

D'autres aides existantes, comme les contrats sous articles 60 et 61 (emplois via le CPAS), les aides Sesam (micro, petites et moyennes entreprises), SINE (entreprises à finalité sociale), petite enfance et artistes, sont préservées. Elles feront également l’objet d’une réforme pour simplifier leur modèle de financement.

Les emplois APE (aides à la promotion de l'emploi) existants sont consolidés via le système "garantie emploi", qui agrège 7 dispositifs en un seul mécanisme de subventionnement !, allège drastiquement les charges administratives des employeurs et, surtout, pérennise près de
42 000 emplois ETP existants en supprimant la précarité des subventions et en soutenant l’évolution des organismes bénéficiaires.

+ d’info via www.leforem.be