Au moins 1 emploi sur 5 exige la connaissance du néerlandais

En Wallonie, une offre d'emploi sur 5 exige la connaissance d'une langue étrangère. C’est ce qui ressort d’une étude récente du Forem. Près de 170 000 opportunités d’emploi ont été passées au crible. Résultat: 81,5% d’entre elles s’adressaient à des demandeurs ne maîtrisant que le français, 13,6% à des candidats connaissant une langue étrangère, 4,5% à des personnes pratiquant deux autres langues, et 0,5% visait des "multilingues".


Aujourd’hui, 18,5% des offres d’emploi Forem en Wallonie exigent du candidat qu’il parle au moins une autre langue que le français. C’est évidemment un chiffre global, une moyenne. Quand on regarde par niveaux d’études ou par profils recherchés, c’est très différent. Par exemple, près de 36% des opportunités d’emploi qui concernent les diplômés du supérieur réclament la maîtrise d’au moins une langue étrangère: le néerlandais dans 63,5% des cas, l’anglais dans 50,8% des cas. C’est surtout vrai pour les cadres, les métiers de l’horeca, ceux de l’informatique, la formation continue et le secteur de la communication. Et surtout dans les provinces qui jouxtent d’autres régions, comme le bassin de Liège, le Brabant wallon ou le Luxembourg.


La connaissance d’une deuxième langue est, pour moi, primordiale dans une recherche d’emploi mais aussi pour pouvoir s’ouvrir le plus possible au monde extérieur. Depuis que je suis en charge de l’emploi et la formation en Wallonie, j’ai souhaité booster les formations linguistiques offertes à tous.


Pour améliorer les compétences en langue néerlandaise des wallons, des jeunes en particulier, entrant sur le marché du travail, le Forem a développé une offre de formation importante et très diversifiée dans ses différents centres de formation et centres de compétence. Il s’agit notamment de modules intensifs en néerlandais, de niveau débutant à avancé, mais aussi des modules de langue spécialisée, intégrés ou non aux formations métiers.


Par ailleurs, la plateforme Wallangues est accessible à tout le monde. Elle propose désormais un parcours d’apprentissage personnalisé mais aussi l’intégration de Speaky, un réseau social d’échanges et d’apprentissage des langues. Celui-ci est disponible en 4 langues et rassemble des utilisateurs de plus de 180 pays. Ce réseau, unique en son genre, permet une pratique directe entre les personnes connectées ayant les mêmes centres d'intérêt et une possibilité de dialoguer et de passer des appels audio et vidéo sécurisés.


Enfin, pour ceux qui ont la bougeote, j’ai mobilisé, via le Plan Marshall 4.0, des nouveaux moyens pour le nouveau Plan langues, qui se concentre sur les trois langues nationales, via des bourses d’immersion.


Au total, je consacre plus de 10 millions d’euros chaque année pour améliorer les connaissances linguistiques de tous les Wallons.